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Grille ACFDA du 1er juin 2026 : les minima de la figuration à jour
L'ACFDA a publié sa grille résumée des salaires au 1er juin 2026. Les montants cinéma et audiovisuel, ce qui bouge pour les figurants, et la façon de les appliquer sur un dossier de crédit d'impôt dont le tournage chevauche la date.
L'ACFDA a mis à jour sa grille résumée des salaires des conventions collectives de la figuration, applicable au 1er juin 2026. C'est le document que les productions et les cabinets utilisent au quotidien pour contrôler les cachets des figurants, silhouettes et doublures. Voici les montants, ce qui bouge, et ce qu'il faut en faire sur un dossier de crédit d'impôt. La grille est un résumé : elle ne remplace pas la lecture des conventions collectives, et l'ACFDA le rappelle en tête de document.
Les cachets journaliers au 1er juin 2026
| Catégorie | Convention cinéma (brut) | Convention audiovisuelle (brut) |
|---|---|---|
| Rôle (pour mémoire) | 418,25 € | 304,99 € |
| Figurant | 108,33 € (8 h × 12,31 € + 10 % de prime de précarité) | À défaut, minimum SMIC : 98,48 € |
| Silhouette | 150,04 € | Silhouette muette et jusqu’à 2 répliques : + 42,24 € |
| Silhouette parlante (jusqu’à 5 mots) | 250,01 € | — |
| Doublure | Simple 165 €, polyvalente 200,02 € | 122,00 € |
| Journée de base | 8 h | 8 h |
| Engagement à la semaine | 5 jours (40 h) : 501,60 € ; 6 jours (48 h) : 623,20 € | 4,5 × le salaire journalier, jamais sous le SMIC |
Dans les deux conventions, le temps de travail court à partir de la convocation, préparation et déshabillage inclus, heure de repas exclue. En audiovisuel, la grille précise que le cachet « plus de 30 figurants » n'est pas applicable.
Ce qui change pour les figurants
Par rapport à la grille précédente du 24 janvier 2026, le mouvement porte sur la figuration, pas sur les rôles. Le taux horaire du figurant cinéma passe de 12,16 € à 12,31 €, ce qui porte le cachet de 107 € à 108,33 € sur 8 heures, prime de précarité de 10 % comprise. En audiovisuel, le plancher suit le SMIC et passe de 98 € à 98,48 €. Les silhouettes et la doublure polyvalente sont ajustées de quelques centimes : 150,04 €, 250,01 € et 200,02 €. Les rôles restent à 418,25 € en cinéma et 304,99 € en audiovisuel, et les majorations, indemnités et engagements à la semaine sont inchangés.
Majorations : les deux conventions ne se ressemblent pas
| Situation | Cinéma | Audiovisuel |
|---|---|---|
| Heures supplémentaires | + 25 % les 9e et 10e heures, + 50 % les 11e et 12e | + 25 % de la 9e à la 11e heure, + 50 % la 12e |
| Heures de nuit | + 50 % les 8 premières heures, + 100 % à partir de la 9e | + 25 % par heure |
| Dimanche | Cachet doublé | + 50 % par heure travaillée |
| 1er mai | Cachet doublé | 300 % de la rémunération |
| 1er janvier, 14 juillet, 15 août, 1er et 11 novembre, 25 décembre | Cachet doublé | 200 % de la rémunération |
| Lundi de Pâques, 8 mai, Ascension | Cachet doublé | 150 % de la rémunération |
| Cumul des majorations | Limité à 200 %, sauf 1er mai | — |
Les plages de nuit diffèrent aussi. En cinéma : 22 h à 6 h du 1er avril au 30 septembre, 20 h à 6 h le reste de l'année, sauf en studio, 21 h à 6 h. En audiovisuel : 20 h à 6 h du 21 décembre au 20 mars, 22 h à 7 h le reste de l'année. Sur un livre de paie, une majoration de nuit cinéma appliquée à un tournage audiovisuel se voit immédiatement au montant.
Indemnités et primes : à ne pas confondre avec le cachet
- Costumes spéciaux fournis par le figurant : uniforme + 70 €, smoking ou robe de soirée + 95 € en cinéma ; + 47,05 € en audiovisuel.
- Essayage : 25 € en cinéma, 15,53 € en audiovisuel, majorés en USPA de 50 % des frais réels de transport sur la base d’un trajet Paris, sur justificatif.
- Repas : 21,40 € en cinéma ; en audiovisuel, les figurants doivent être traités comme le reste de l’équipe.
- Transport en commun : accord préalable de la production en cinéma, 50 % des frais réels engagés en audiovisuel.
- Cinéma uniquement : danse ou chant + 25 €, répétitions danse ou chant 50 % du salaire journalier, pluie ou natation + 15 €, topless, cadavre ou nu + 50 €, scènes particulièrement pénibles + 20 €, animaux, accessoires professionnels ou véhicule sans permis + 25 €, véhicule avec permis + 35 € hors carburant.
Ces lignes sont des indemnités ou des primes de sujétion, pas le cachet de base. Dans le livre de paie, elles doivent rester identifiables : mélangées au cachet, elles faussent le contrôle du minimum conventionnel et la comparaison avec le barème.
Sur un dossier de crédit d'impôt
Le crédit d'impôt cinéma et audiovisuel retient les rémunérations des artistes-interprètes et des artistes de complément par référence à la rémunération minimale prévue par les conventions collectives. C'est ce qui donne au barème son double rôle, décrit dans notre article sur le plancher et le plafond : un cachet sous le minimum est une anomalie à corriger avant le dépôt, et la part éligible d'un cachet est bornée par le barème multiplié par les jours travaillés.
La grille est datée du 1er juin 2026 : elle s'applique aux journées travaillées à partir de cette date. Un tournage qui chevauche mai et juin relève donc de deux grilles, et le contrôle doit se faire journée par journée, pas sur une valeur unique pour tout le dossier. C'est précisément ce que regarde un vérificateur quand un dossier couvre un changement de barème.
- Vérifier la date de chaque journée de figuration par rapport au 1er juin 2026 avant de la comparer au barème.
- Isoler les indemnités et primes du cachet dans le livre de paie.
- Contrôler la convention appliquée, cinéma ou audiovisuel : les majorations de nuit et de dimanche n’ont rien en commun.
Sur ClapFi, chaque ligne du livre de paie est comparée au barème de sa catégorie et de son genre. Un cachet sous le minimum remonte en anomalie critique avec le montant manquant, et le surplus au-dessus du barème bascule en non éligible.
Sources
- ACFDA, Grille résumé des salaires des conventions collectives, 1er juin 2026 (PDF).
- ACFDA, Grille résumé des salaires des conventions collectives, 24 janvier 2026, version précédente (PDF).
- ClapFi, Barèmes ACFDA : grille en vigueur et historique.
- Convention collective nationale de la production cinématographique, titre III (figuration) ; convention collective de la production audiovisuelle.
- CGI, article 220 sexies, rémunérations des artistes-interprètes et des artistes de complément retenues par référence aux minima conventionnels.
Sur votre dossier
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